vendredi 17 février 2012

Arrêt de l'activité

En raison de l'application par Google d'une nouvelle politique de confidentialité, nous vous informons que ce blog, hébergé chez Blogger, ainsi que la chaîne Youtube du SELF86 ne seront plus en activité à compter de ce jour.

Nous vous rappelons que Google est propriétaire de ces deux entreprises, depuis 2003 pour Blogger, depuis 2006 pour Youtube. Les services Picasa, Doodle, Gmail et le navigateur Chrome sont également détenus par Google.

Cela fait déjà bien longtemps que cette pieuvre joue avec les données de ses client-e-s, balance leurs adresses IP aux keufs et participe pleinement à l'exercice de la violence étatique. Il semblerait qu'elle ait fait un pas de plus aujourd'hui. C'est la goutte d'eau pour nous.

Nous vous conseillons d'ouvrir vos boites mail chez riseup.net et boum.org, de faire vos blogs chez Noblogs.org ou à défaut chez Wordpress.com, d'héberger vos vidéos chez RuTube.ru (un moindre mal, mais ça reste une entreprise) et de préférer Mozilla Firefox à Google Chrome. Vous trouverez plus de renseignements à propos de votre protection sur internet dans le Guide d'autodéfense numérique.

Vous pourrez trouver des infos sur les luttes pictaves sur Indymedia Nantes, le Jura Libertaire, le blog de l'épine noire, ni dieux ni maitre en poitou, le blog du groupe Pavillon Noir, le blog de l'antenne universitaire du RESF86.

Get off the Internet, we'll meet in the street !

lundi 13 février 2012

vendredi 6 janvier 2012

vendredi 16 décembre 2011

Rassemblement de solidarité avec les migrant-e-s

Rassemblement de solidarité avec les migrant-e-s
Samedi 17 décembre 2011 à 15h30
Place d'armes - Poitiers

mardi 13 décembre 2011

Libération de Manon, Pauline, Sami et Serge ! Arrêt des poursuites à leur encontre et contre Audrey !


Pour la libération des inculpé-e s de Labège
et l’arrêt des poursuites à leur encontre
Rassemblement vendredi 16 décembre à 18 heures
Palais de justice de Poitiers

Le 15 novembre à Toulouse, une centaine de gendarmes ont opéré une série de perquisitions et procédé à une dizaine d’interpellations dans plusieurs lieux d’habitation, embarquant au passage une famille de sans-papiers, et bien sûr ordinateurs et écrits divers. Ils ont placé en garde à vue six personnes (que la presse, comme à son habitude, et suivant en cela le ciblage policier destiné à criminaliser au maximum, s’est empressée de classer dans les « mouvances anarchistes »), et quatre d’entre elles se trouvent depuis en détention à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, deux autres ayant été libérées (inculpée pour l’une et témoin assisté pour l’autre).

Les chefs d’inculpation retenus contre les personnes inculpées ne sont rien moins que :

- participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou de dégradations de biens ;
- violence commise en réunion sans incapacité ;
- dégradation ou détérioration du bien d’autrui commise en réunion.

De quoi s’agit-il ?

Les chefs d’inculpation concernent l’intrusion, le 5 juillet dernier, d’une dizaine de personnes dans les locaux de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), à Labège près de Toulouse, pour manifester contre l’incarcération des mineurs. Selon La Dépêche du 6 juillet, qui s’appuie sur les déclarations faites aussitôt à la presse par le procureur de la République Vallet, ces personnes étaient « “armées” de bouteilles dont elles ont déversé le contenu sur les bureaux et les ordinateurs. Un liquide marron au relent d’ammoniaque et qui pourrait contenir de l’urine et des excréments humains ». Elles sont reparties « après avoir lancé des tracts qui contiendraient des propos injurieux sur l’action éducative menée par la PJJ ».

Il faut préciser que cette action, qui n’a pas été revendiquée, n’est pas la première mettant en cause les EPM (établissements pénitenciaires pour mineurs) ! Suite au suicide en février 2010 d’un jeune placé dans l’EPM d’Orvault (44), la PJJ a été taguée « L’EPM tue », « La justice tue », « Solidarité », etc. Le 14 mai 2011, le même établissement a été la cible de graffitis : « EPM = prison », « Educ = maton ». L’action de Labège a également eu lieu après la révolte des jeunes détenus à l’EPM de Lavaur, dans le Tarn, en mai, alors que le Parlement s’apprêtait à adopter une refonte de l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs, avec la création d’un tribunal correctionnel pour les récidivistes de plus de 16 ans. Des actions qui sont bien peu de choses en regard des dégâts humains causés par l’arsenal de lois sécuritaires que l’État met en place.

Les inculpés toulousains nient toute implication dans les faits qui leur sont reprochés et, bien qu’aux dires mêmes du procureur Vallet l’action menée « n’a finalement fait que peu de dégâts », quatre d’entre eux sont en prison depuis plus un mois – une demande de mise en liberté pour l’un d’entre eux ayant été de nouveau rejetée, malgré un dossier essentiellement constitué de présomptions, de proximité politique et… de refus de prise d’ADN (comme il est maintenant coutume de le faire en maintes circonstances).

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux dénonce à la fois la politique sécuritaire du gouvernement et la répression menée à l’encontre des personnes actuellement incarcérées et poursuivies. Il leur exprime toute sa solidarité, et exige leur libération immédiate ainsi que l’arrêt des poursuites engagées contre elles.


Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux, 13 décembre 2011

samedi 8 octobre 2011

mercredi 10 août 2011

Burn Bobby, Burn !



"[...] the war will go on as it had been going, in spite of all the hysteria which well-meaning people who do not understand life and its necessities may manifest; in spite of all the shivering that timid leaders have done; in spite of all the reactionary revenges that may be taken; in spite of all the capital that politicians make out of the situation. It will go on because Life cries to live, and Property denies its freedom to live; and Life will not submit.

And should not submit."

"[...] la guerre sociale se poursuivra, en dépit de toutes les manifestations d'hystérie des individus bien intentionnés qui ne comprennent pas la vie et ses impératifs ; en dépit de tous les dirigeants timorés ; en dépit de toutes les revanches réactionnaires ; en dépit de tous les bénéfices que les politiciens retirent d'une telle situation. Elle se poursuivra parce que la Vie crie son besoin de vivre, et qu'elle étouffe dans le carcan de la Propriété ; la Vie ne se soumettra pas.

Elle ne doit pas se soumettre."

Voltairine de CLEYRE

lundi 8 août 2011

dimanche 19 juin 2011

[Poitiers] Ouverture d’un lieu

Nous, occupants de l’immeuble situé au 89 rue des Feuillants (à Poitiers) depuis
près de deux semaines, avons aujourd’hui, 15 juin 2011, ouvert ce lieu au public
après avoir prévenu le voisinage de notre présence.

Notre démarche est politique, nous entendons par là faire de cette habitation un
lieu d’échange, de rencontre (repas de quartier, friperie, expressions diverses, …).
Nous vous invitons donc à venir participer à différents débats ainsi qu’à proposer
des sujets de discussion.

Nous souhaitons nous organiser sur l’initiative de chacun et chacune afin de nous
réapproprier, à notre mesure, la ville, le temps et l’espace.

À très bientôt !

vendredi 27 mai 2011

mardi 29 mars 2011

Communiqué du Lycée Autogéré de Paris du 10 mars 2011

Depuis fin janvier 2011, Le Lycée Autogéré de Paris (LAP) est en lutte pour le maintien de ses 25 postes d’enseignants.

Mercredi 9 mars, nous avons été reçus par M. Moreau, directeur de cabinet du recteur de Paris, son adjoint M. Parisot et M. Fatras, inspecteur d’académie.

Nous venions remettre au recteur une brochure (disponible sur notre site www.l-a-p.org) présentant une argumentation approfondie sur la nécessité de maintenir nos moyens actuels, seule garantie pour pouvoir accueillir dans de bonnes conditions nos élèves à la rentrée 2011.

Lors de cet entretien, le représentant du recteur nous a transmis la décision de suppression d’un demi-poste au LAP pour que, comme les autres établissements, nous participions à la réduction du déficit public.

Pour justifier cette baisse de moyens, le rectorat s’appuie également sur une réduction supposée de nos effectifs élèves à la rentrée prochaine. Or nos effectifs sont stables, et ce depuis une dizaine d’années. Rien ne permet d’envisager une baisse : chaque année, plus de 500 élèves postulent au LAP, or les capacités d’accueil du LAP se limitent l’inscription à 130 nouveaux élèves chaque année.

Nous sommes toujours inquiets sur les conditions dans lesquelles le LAP va pouvoir accueillir ses élèves à la rentrée prochaine.

Comme nous l’expliquons dans notre brochure argumentative, le calcul des taux d’encadrement (nombre d’élèves / nombre d’enseignants) dans lesquels le rectorat cherche à nous inscrire pour justifier la réduction de postes ne tient pas compte de nos spécificités, à savoir l’absence de personnels administratifs et auxiliaires. Pour autant, le taux d’encadrement du LAP reste très proche de celui de nombreux autres lycées parisiens.

Nous réfutons les arguments comptables qui visent à cacher des choix politiques entraînant la destruction du service public.

La diminution de l’encadrement sabote l’avenir de la jeunesse.

Nous exigeons le maintien total de l’encadrement au LAP : 25 postes enseignants.

Le Lycée Autogéré organise une assemblée générale publique de soutien le vendredi 18 mars à 19h00 au 393 rue de Vaugirard à Paris 15ème.

Les membres du Lycée Autogéré de Paris.

Sans Papiers Ni Frontière

Sans Papiers Ni Frontière

Il s'agit ici de revenir sur les événements qui se sont déroulés à Poitiers le 5 février 2011 au soir.

Au départ, un appel à la manifestation fut lancé. Celui-ci revendiquait « la liberté de circulation et d'installation pour toutes et tous » ; le cortège devait partir à 22h de la place Charles de Gaulle. Finalement, il ne partit qu'à 22h30 dans une ambiance de fête. À l'arrivée des dégradations et sept interpellations.

Bien qu'une partie de ces faits nous soient imputés, nous ne souhaitons pas les commenter. En revanche, nous, les sept inculpé-e-s, reconnaissons et assumons avoir participé à cette manifestation. Par notre présence nous souhaitions, simplement, exprimer notre rejet de la gestion des migrants et notre soutien inconditionnel à ceux qui doivent y faire face chaque jour. Il n'était donc pas question de dégrader ; cela ne correspondait pas à nos attentes. Par conséquent, nous ne sommes pas les auteurs des dégradations. Et, subséquemment, nous ne pouvons que deviner les motivations qui ont poussé à de tels actes.

Par ailleurs, notre convocation devant la justice a été rendue possible par une loi particulièrement fallacieuse : la LOI n° 2010-201 du 2 mars 2010 « renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public ». Celle-ci rend la « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens » illégale. Autrement dit, cette loi permet d'interpeller des individus, non parce qu'ils étaient en train de commettre des délits, mais parce qu'ils manifestaient a côté de personnes qui ont, par la suite, commis des délits. De plus, même une partie de la classe politique dénonce une résurgence de la loi anti-casseurs soit une remise en cause d'un des fondements du système judiciaire français : la présomption d'innocence.

Entendons-nous bien : nous ne nions pas l'existence des dégradations commises le soir du 5 février 2011, nous pointons le ridicule de la situation. Pourquoi mettre en exergue le fait que des manifestant-e-s aient en leur possession des fumigènes, des briquets, des pétards juste après une manifestation ? Combien de syndicalistes ont fait usage de fumigènes et de pétards durant le mouvement de cet automne contre la réforme des retraites ? L'usage de ce matériel ne justifiait-il pas d'avoir un briquet sur soi ? Pourquoi s'offusquer outre mesure que nous ayons été arrêté-e-s avec des écharpes, des bonnets et des gants, alors que nous étions en plein hiver ? Pourquoi perquisitionner du matériel militant chez nous alors qu'il est complètement banal que les participant-e-s à des manifestations en aient chez eux ?

Alors pourquoi ordonner à la police la destruction du matériel dit « anarchiste » saisi chez nous ? La jeunesse engagée fait-elle trembler à ce point le pouvoir ? Croit-il avoir fabriqué une jeunesse désespérée n'ayant plus vocation qu'à verser dans le terrorisme ? S'agit-il de faire de nous des exemples, d'envoyer un message fort à ceux qui poursuivent leur ligne de fuite, qui ne se laissent pas surveiller et punir, sans réagir ? Malgré la « chasse au gauchiste » qui sévit, nous ne renoncerons pas à nos désirs d'émancipation.

Des perspectives s'offrent, encore, à nous si toutefois notre futur ne se résume pas à un monde de barreaux.

Les 7 manifestant-e-s arrêté-e-s le 5 février 2011

mercredi 23 février 2011

dimanche 20 février 2011

Le Conseil général de Gironde assigne en justice un journal syndical

Le Département assigne en justice « Le Hérisson déchaîné », journal syndical publique

«Le Hérisson déchaîné », journal interne syndical du Conseil général, édité par SUD, vient d'être assigné en justice par le Département pour « injures publiques ». Un article, paru dans le numéro d'octobre 2010, a mis le feu aux poudres et déclenché le début d'une procédure. Il restitue un mail dans son contexte, commenté par le syndicat, envoyé en février 2010 par Pascal Madec, à l'époque directeur chargé des collèges au Conseil général.

Au fil de ce courriel, le fonctionnaire donne des conseils à ses équipes afin de recruter des agents techniques territoriaux des établissements d'enseignement « remplaçants », des emplois précaires. On peut par exemple y lire : « Je suggère un jury avec 20 candidatures pour faire un sur deux » (NDLR : pour ne garder que 10 embauches au final).

Plus étonnant, encore, sur les candidats à sélectionner : « Les critères officiels et officieux sont : une voiture, 40/41 ans max. »

Propos discriminatoires

Des propos jugés « odieux mais surtout illégaux et discriminatoires » par le syndicat SUD.

« Je ne ferai pas de déclaration sur cette procédure », a indiqué le président du Conseil général, Philippe Madrelle, renvoyant la balle vers son directeur général des services, Gérard Marty. Lequel se défend : « Le syndicat a voulu clouer l'un de nos agents au pilori de façon indigne en dérobant un courriel, publié ensuite dans "Le Hérisson", et où le nom du fonctionnaire apparaît. Nous les attaquons pour "injures publiques". »

Et le directeur général des services ajoute : « Au lieu de publier l'article, SUD aurait dû venir me trouver avant. »

Mais les syndicalistes soutiennent le contraire : « Nous l'avons évidemment tenu au courant de ce mail, frappés par ces positions discriminatoires. De même que nous avons saisi les élus Jacques Respaud et Alain Marois au printemps dernier, mais rien n'a bougé. Pire, Pascal Madec a été promu à un meilleur poste. »

Actuellement, l'affaire est en cours, et les dossiers, entre les mains des avocats. Me Raymond Blet pour SUD et Me Marie Mescam pour le Conseil général et Pascal Madec. Ces deux derniers attaquent conjointement et demandent entre autres 2 000 euros de dommages et intérêts au syndicat.

« Un cumulard »

Mais, dans ce numéro d'octobre, « Le Hérisson » avait également piqué le président Madrelle sur un autre dossier sensible.

Au sujet de l'ancien DGAS (directeur général adjoint chargé de la solidarité) au Département, Jean-Louis Grelier.

L'ex-directeur de campagne du socialiste Gilles Savary, candidat en lice pour la mairie de Bordeaux en 1995, est parti à la retraite après avoir validé ses droits, en avril dernier, juste avant le vote de la réforme.

Une fois retraité, il a aussitôt rempilé, en mai, au cabinet de Philippe Madrelle cette fois.

« Nous étions en pleine négociation sur les retraites lorsque nous l'avons su. Nous étions choqués. Cela est contraire à nos idéaux de gauche », s'indigne un syndicaliste.

Selon lui, le socialiste Jean-Louis Grelier est « la Boutin du Département », un « cumulard » qui touche une retraite à laquelle s'ajoute un salaire de plusieurs milliers d'euros.

« Je ne vais quand même pas travailler gratuitement au cabinet du président », tempère Jean-Louis Grelier, précisant que son contrat au Département s'arrête en mai. Après les cantonales… « Le Hérisson » n'a sûrement pas fini de se déchaîner.

Télécharger le Hérisson déchaîné

Comment garder forme humaine quand la rage te domine...

Les condés travaillent à Poitiers...

"Vous souvenez-vous de X ?
Cet étudiant qui avait été arrêté abusivement par la police à Poitiers fin décembre (parce qu'il n'avait pas sa ceinture dans une voiture à l'arrêt?) et envoyé en CRA avant que la procédure ne soit cassée?
Eh bien les autorités semblent avoir décidé qu'il ne doit pas rester en liberté: ses collocs ont vu débarquer la police à deux reprises chez eux, cette semaine. C'est lui qu'ils cherchaient.
Heureusement il n'était pas là.
Les flics (de Poitiers) continuent d'employer ces méthodes, et sûrement plus souvent qu'on ne le pense."

info reçue par mail le 19/02/2011